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L'incroyable secret du jardin du Château de Versailles ! - C'est pas sorcier – Transcript

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  • Le jardin à la française du Château de Versailles a connu son apogée sous le règne de Louis XIV au XVIIe siècle.
  • André Le Nôtre a conçu les jardins de Versailles en utilisant la géométrie, des perspectives et de nombreux jeux d'optique.
  • L'alimentation en eau des fontaines a nécessité des réservoirs, la gravité et des conduites souterraines malgré les difficultés.
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Tu fais quoi j'ai amis là ? Bah je taille des arbustes pour faire un petit jardin. Et ça là, c'est toi qui l'a taillé ?

Ah non, ça on me l'a donné c'est la poule, moi je fais les oeufs. Ah d'accord, enfin bref tu fais un jardin à la Française. À la Française ? Eh ben moi j'en connais hein, beaucoup plus grand et beaucoup plus beau. Et il est où ce jardin ? À Versailles. À Versailles ? Et fais-donc ce jardin, le nôtre ?

Nous y sommes à Versailles, le Versailles, du grand roi Louis XIV avec son célèbre château bien sûr, mais aussi son parc immense. Et c'est dans ce parc que ce qu'on appelle le jardin à la Française, a connu son apogée en fait.

On devrait parler de jardin baroque à la Française, puisque ce type de jardin avec un dessin bien particulier est apparu à l'époque baroque, c'est-à-dire au XVIIe siècle. Évidemment, le plus beau des jardins à la Française, c'est celui de Versailles. Il a été conçu en même temps que le château pour créer un ensemble à la fois grandiose et harmonieux à la gloire du roi soleil.

Les jardins de Versailles sont immenses, car il y a aussi toute la forêt ou chasselle Louis XIV. Mais la partie la plus connue correspond au petit parc au quai du château. Il n'a de petit que le nom, c'est en fait 94 hectares de jardins soigneusement travaillés. Tout ici est démesuré, plus de 300 statues, des milliers d'arbres et arbustes.

Rés de 10 millions de personnes visitent ceci tous les ans, mais il n'était que quelques milliers de privilégiés au XVIIe siècle. Alors si aujourd'hui Versailles est complètement noyé dans l'agglomération parisienne, dans la banlieue oueste de Paris précisément, au XVIIe siècle, au contraire, cette commune était totalement isolée.

Louis XIV choisi d'y faire construire son château, car il souhaitait se tenir à l'écart de la ville. En effet, il gardait un très mauvais souvenir de la front, une révolte du temps où il était enfant et où il vivait au tuilerie. Un épisode d'ailleurs dont il avait bien failli ne pas échapper, et puis il fallait à Louis XIV un immense château pour accueillir la cour en permanence, non par générosité, mais pour la contrôler et déjouer les intrigues.

Pour toutes ces raisons, Louis XIV choisi de faire construire son château à Versailles, sur un site qui pourtant croyait moi n'était guère accueillant. En effet, le château est construit à l'emplacement d'un ancien marécage qui, à l'époque, était plein de maladies et de moustiques.

En 1661, c'est une histoire de jalousie qui va pousser Louis XIV à imaginer Versailles. Fouquet, sur un tendant des finances du roi, est un passionné d'art. Il se fait construire un château magnifique, volvi-compte. Il y a un vide Louis XIV et sa cour pour une fête majestueuse.

Mais le roi soupçonne Fouquet de piller les caisses du royaume. Cette fête déclenche une colère royale. Son altesse découvre à Volvi-compte un lieu à la pointe de l'art et de la technique beaucoup plus beau que tous ces châteaux. Il fait emprisonner Fouquet. C'est la fin de Volvi-compte.

Et le début de Versailles. Louis XIV réquisitionne l'équipe engagée par Fouquet. Il veut un château dignes du plus grand roi de la terre. Un chantier gigantesque débute. Il durera 53 ans. Jusqu'à 36 000 hommes y travaillent.

Beaucoup y mourront. Pour se montrer maître des hommes et de la nature, le roi fera arraser des collines à sécher des marécages, transporter des milliers d'arbres et de fleurs. Le tout pour une somme évaluée à 1,2 milliard d'euros. Il métamorphose le petit château déjà présent.

Parmi les illustres artistes engagés, il y a André Le Nôtre, peintre et jardinier. Il a déjà travaillé sur de nombreux chantiers dont Volvi-compte. Mais Versailles lui permet d'avoir un budget illimité à la hauteur de son imagination. Il est véritablement le créateur des jardins de Versailles.

Seulement attention, André Le Nôtre n'est pas l'inventeur des jardins barroques à la française. Mais c'est vrai qu'il a imposé un style qui, ensuite, s'est répandu dans toute l'Europe. Alors, à l'origine, ce qui caractérise le jardin à la française c'est la géométrie de son dessin avec des allées bien droites, de grandes perspectives et la rigueur des formes avec, par exemple, des arbres parfaitement taillés.

Ici, on veut montrer que la nature est maîtrisée. Elle m'a dit donc, jamie. On parle aussi de jardins à l'anglaise. Mais c'est quoi la différence avec le jardin à la française ? D'abord, c'est une histoire d'époque. Au XVIIe siècle, la mode est au jardin à la française.

Au XVIIIe siècle, la mode est au jardin à l'anglaise. Impossible de les confondre. Dans la forme, ces jardins sont diamétralement opposés. Les jardins à la française sont caractérisés par l'utilisation de formes géométriques. Les parterres, les bassins, les bosquets dessinent des ronds, des carrés, des triangles, disposés de façon symétrique de part et d'autre d'un axe central.

Dans les jardins à l'anglaise, ces compositions ont totalement disparu et il n'y a pas de symétrie. Les jardiniers ont tout fait pour que le promeneur et l'illusion que la nature a été le seul maître d'œuvre. Et pourtant, tout a été conçu et dessiné par l'homme depuis la courbe du ruisseau jusqu'aux herbes folles qui n'ont de sauvages que leur apparence.

Les jardins baroque à la française sont les héritiers directs des jardins italiens de la fin du XVIe siècle. Tous les grands seigneurs s'en font bâtir comme ici, à Saint-Germain-en-Laye. Pendant près d'un siècle, les jardins à la française sont un signe de réussite et de puissance.

Les créateurs de Versailles ont été influencés par le modèle italien, c'est vrai, mais aussi par les disciplines scientifiques qui, au XVIIe siècle, prennent un essor considérable. Tout ce que l'on voit ici est une combinaison à la fois scientifique et artistique. Et à ce petit gelat, un autre a probablement été le plus habile.

Venez avec moi, je vais vous en donner la preuve. Voici le spectacle que pouvait admirer le grand roi soleil depuis le balcon de la Galerie des Glaces. Regardez, c'est magnifique. Au premier plan, deux grands bassins qu'on appelle des miroirs d'eau entourés de statues.

Chaque statue symbolisant ou bien un fleuve ou bien une rivière de France. Bref, Louis XIV avait son royaume à ses pieds et ce n'est pas tout. En face du roi, une perspective d'une dizaine de kilomètres de longs semblant embrasser l'horizon avec le grand canal. Et regardez-le bien, ce grand canal.

Il est ponctué de trois bassins qui semblent de dimensions identiques. Mais ça, c'est un effet d'optique. Et oui, parce que vu d'en haut, le premier bassin est beaucoup plus petit que le deuxième, qui est plus petit que le troisième. Explique-nous, Jamy, s'il te plaît. Petite expérience.

Lorsque vous êtes sur une route parfaitement rectiligne et que vous regardez l'horizon, eh bien, au loin, la route semble plus étroite qu'à l'endroit où vous vous trouvez. C'est une illusion d'optique. En effet, lorsque l'on fixe l'horizon, eh bien, toutes les lignes convergent en un point.

Du coup, si à Versailles, les bassins avaient tous fait la même taille, comme ici, eh bien, à cause de la perspective, plus les bassins auraient été éloignés, plus ils auraient semblé petits. Parfaitement conscient de ce phénomène, le nôtre a donc dessiné des bassins de taille différentes.

Et grâce à la perspective, eh bien, ils semblent parfaitement identiques. Et ce n'est pas fini ! Approchez ! Vu d'ici, tout près du château, on a l'impression que le Grand Canal est tout proche.

Qu'il démarre au pied de la terrasse. Mais en allant encore plus près, venez, venez, approchez-vous. On découvre surprise ! Une nouvelle terrasse dominée par le bassin de l'atone. À bassin, alors ?

Quel farceur s'étendrait le nôtre, je dirais même mieux, un magicien, un illusionniste, car l'impression de proximité nait de la disposition des jardins en terrasse. En effet, lorsque le promeneur se trouve au centre de la terrasse supérieure, là où se trouvait Sabine, il y a quelques instants.

Eh bien, voyez-vous même, une partie des jardins n'entre pas dans son champ de vision. Le regard du promeneur bute contre l'extrémité de la terrasse. Si il en croit ses yeux, ce promeneur a l'impression d'être à deux pas du grand canal.

Grosse erreur. Car en avançant un peu, eh bien, une nouvelle partie des jardins entre désormais dans son champ de vision où ils découvrent des bosquées des parterres qu'ils ne soupçonnaient pas. Au fait, vous savez ce que disait André le nôtre ? L'œil, créer la perspective, la marche, la fait vivre.

Enfin, Jamy, l'autre avantage des terrasse, c'est que, vu depuis le fond du jardin, le château semble poser sur un pied d'estal. Et puis, l'ensemble du paysage, comme il se doit, pour la demeure d'un roi absolu.

Frequently asked questions

André Le Nôtre est véritablement le créateur des jardins de Versailles.

Les jardins à la française utilisent des formes géométriques disposées de façon symétrique, tandis que les jardins à l'anglaise n'ont aucune symétrie et donnent l'illusion que la nature est le seul maître d'œuvre.

L'eau s'écoule par gravité dans des conduites qui l'acheminent jusqu'aux fontaines d'où elle jaillit sous pression.