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JEAN-LUC MÉLENCHON · Transcript · · Updated

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel – Transcript

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Summary

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  • Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel présentent un document de travail budgétaire alternatif qui se présente sous la forme d'une loi de finances rectificative.
  • Éric Coquerel détaille un plan de dépenses pour répondre aux urgences sociales et écologiques, financé par de nouvelles recettes fiscales sur le capital financier.
  • Les intervenants proposent également de s'appuyer sur l'épargne des Français et d'annuler la dette détenue par la Banque centrale européenne.
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Mesdames, messieurs, alors nous sommes mis cette année au défi de présenter, comme nous l'avons fait pendant depuis 2017, un document de travail en vue de la présentation de du budget par le

gouvernement d'y répondre. Et depuis je sais pas quand est-ce commencé 2017 directement euh Éric et notre équipe qui s'occupe de ces questions produisaient un contrebudget.

On a fait ça tous les ans. Cette année, il y a une difficulté, si j'ose dire, enfin via un contexte un peu différent dans la mesure où euh nous sommes au mois, nous allons décider au mois d'octobre et qu'il y a une élection présidentielle au mois d'avril et qu'on pense que nous avons une chance de la gagner et que par conséquent tout ce qui aura été décidé là ne sert à rien. Et d'ailleurs, on n'est pas les seuls à être dans cette perspective.

Tous ceux qui sont candidats à l'élection présidentielle, je suppose, font tous le même espoir de gagner et donc de présenter un autre budget par la force des choses un projet G de finances rectificative. On a donc dû travailler euh en préparant quelque chose qui soit non seulement euh raccord avec le projet général contenu dans l'avenir en commun, mais

raccord avec une séquence dans le temps. C'est-à-dire que si nous gagnons en avril quasi immédiatement l'élection législative est en faête, on aura un projet de loi de finance rectificative avant de passer à d'autres à d'autres choses comme le démontellement de l'empire Bolloret et ainsi de suite pendant l'été de l'année 2027.

Donc c'est ce raccord qu'il s'agissait d'organiser. Si bien que le document qui a été préparé cette année par Éric et son équipe et ses équipes parce que c'est plusieurs équipes du mouvement insoumis qui sont au travail dans cette affaire se présente quasiment comme le profil d'une loi de finance rectificative.

Alors, nous sommes dans ce domaine un peu à l'aise parce que l'ensemble des animateurs du mouvement insoumis ont une culture économique qui n'est pas la culture dominante, mais cette culture qui s'est construite dans bon le début des années 2000, enfin toute la période de l'alterre mondialisme où a commencé ont commencé à être remis en cause les bases sur lesquelles fonctionnait le

modèle néolibérale qui se s'achève en ce moment par une débacle général dans tous les pays qui ont mis qui ont appliqué ce modèle. Tous sont endettés jusqu'au coup, voi leurs équipements publics saccagés et leur population appauvri et cliv entre les deux extrêmes, ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien.

Notre notre approche de la question, elle a dès cette époque porté sur des sujets qui aujourd'hui apparaissent comme neufs mais qui ne le sont pas du tout. Je pense par exemple à la question de la dette. Beaucoup ont oublié que sur la question des dettes souveraines et blabla, il y a eu une période d'ample discussion au niveau international quand

l'ensemble des pays de l'Amérique latine ont été pris à la gorge par ce fléau et il y avait même une mission qui avait été décidée par l'ONU à l'initiative de l'Afrique du Sud et de l'Équateur dont le président était à l'époque Raphaël Cora et qui avait tenu toute une session pour discuter de comment euh affronter la question de la dette en empêchant les différentes économies d'être asphixier.

Donc c'est pas un sujet nouveau. Et on se rappellera peut-être que j'avais été invité à témoigner à Genève euh à la devant cette commission de l'ONU sur ce sujet précisément des dettes et de la question de leur annulation. à l'époque, on parlait, le terme qui était utilisé, c'était la dette odieuse. Je le dis parce que euh ce n'est pas parce que évidemment chaque génération est un peuple nouveau que la

vie commence aujourd'hui. Elle a pour nombre d'entre nous une histoire de lutte, d'opposition, de réflexion, de travail, de mise au point. Donc nous ne débarquons pas. Ce qui nous évite de commettre des erreurs que d'autres commettent quand ils s'improvisent à tout d'un coup vouloir imaginer des règles d'or dont ils attendent des résultats merveilleux sans se rendre compte de ce qu'il raconte eux-même et qui est absolument intenable et

ingérable. Nous sommes dans la la filiation de cette histoire qui depuis donc l'avènement, le surgissement, le la domination du néolibéralisme a travaillé la pensée de gauche et d'une manière générale des économistes hétérodoxes.

Donc la situation de la France euh est à plusieurs particularités. Je vous en fais grâce puisque moi je dois être aussi bref que possible. Mais euh j'ai dit si vous voulez bien vous en souvenir que devant le MDEF que le total des aides que notamment le macronisme a apporté aux entreprises, c'est-à-dire en fait aux actionnaires

équivaut au déficit et que le déficit c'est notre dette. Il n'y a pas d'autre origine que l'appauvrissement méthodique et organisé de l'État par le macronisme à la suite des précédents, c'est-à-dire des deux précédents présidents de la République en France là de manière liée à la crise de 2008, mais pas seulement.

C'est monsieur Sarkozy, l'autre gratis Prodéo, monsieur Hollande qui a continué sur le rythme de la facilité. Mais puisque'à l'époque, partout dans le monde, le néolibéralisme a recommandé d'effondrer les budgets publics pour justifier les coupes et le surgissement qui était attendu du marché. C'était ça leur stratégie. On coule les comptes, il y a une grosse dette. Donc on coupe dans les les les services publics et les

dépenses publiques et on dit "Ah ben on peut pas faire autrement et on attend que le marché remplace tout ce qui avait été socialisé au lendemain de la deuxième guerre mondiale." C'est une stratégie. C'est notre thèse numéro 1. Ce n'est pas un hasard. C'est pas qu'ils sont laissés aller. C'est pas qu'ils ont pas compris, ils l'ont voulu et organiser délibérément. C'était pour l'Europe le projet allemand en particulier de l'ordolibéralisme.

La politique ne doit plus jamais se mêler d'économie. C'est ça qu'ils ont appliqué et qui s'est terminé par un désastre partout. Parce qu'il faudrait pas qu'on croit que seule la France a 4000 ponts à réparer, que des milliers de d'établissements scolaires en ruine et des hôpitaux publics dans le pire des États. Les Allemands sont dans une situation comparable et à égard sur certains points pire que la nôtre.

Voilà, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il relance. Ce sera dit dans un instant et bien expliqué. En attendant, la formule que j'ai utilisé devant le MDF était la bonne. Les aides sont le déficit et le déficit et la dette. C'est une stratégie. C'est cette stratégie que nous voulons renverser. C'est la raison pour laquelle si vous nous jugez d'après les critères du néolibéralisme, nos projets sont inacceptables. La plupart d'entre vous êtes persuadé que

c'est une loi de la nature et qu'on ne peut pas faire autrement. Ça se voit facilement en vous lisant. Vous pensez que c'est une situation indépassable. Nous pensons pas du tout ça. Nous pensons que l'histoire n'a jamais de fin et que elle peut sans cesse renouveler les formules. Nous sommes la formule de relève et notamment pour la France.

Jusqu'à présent, c'était un slogan en quelque sorte présenté devant le MDEF. Maintenant, c'est une réalité que plus personne ne peut discuter parce que quand le rapport sénatorial de Fabien Guay est sorti, il parlait de 210 milliards d'aide et il expliquait par là le déficit, l'apauvrissement volontaire de l'État. Le président de cette commission qui était LR disait "Non, non, c'est seulement 120 milliards." Et j'avais déjà dit, "Je m'en contente avec

ça, je réduis le déficit puisqu'il est de 150 milliards." Mais voici que depuis avanthier, Bery qui est comme vous le savez un nid gauchiste bien connu dans ce pays a établi que il s'agissait les aides étaient équivalentes à 166 milliards, c'est-à-dire 10 milliards, 16 milliards de plus que le déficit du budget de l'État. Par conséquent, il est

établi par ceux-là même qui ont creusé le trou que ce trou est exclusivement dû aux aides qui ont été quand on dit les aides, c'est les faveurs, c'est les niches, c'est tous ces moyens par lesquels le capital concentré de notre pays a échappé à la peau, échappé à toutes ces obligations et abonder sans limite l'actionnariat. Si bien que vivant sous cette dictature de l'actionnariat

et le régime Macron en étant un accélérateur, nous voici rendu au bord du gouffre d'après eux. Mais quand même à pression que en plus, j'en suis un témoin, par conséquent, j'ai ma mémoire est encore fraîche sur le sujet. Il doit bien rester quelques personnes dans ce pays qui souviennent d'avoir vécu à une époque où l'impôt sur les sociétés était de 50 % et où il y avait une différence

entre le ce qui était réinvesti dans l'entreprise, c'était pas le même tarif que ce qui était distribué aux actionnaires. Je le rappelle aux Français qui nous écoutent et ce n'était pas le communisme à l'époque en France hein, c'était les gouvernements de gauche, le gouvernement de monsieur Chirac au demeurant. Si on appliquait la fiscalité qui avait court sous le président Chirak à cette époque, euh il n'y aurait pas de déficit aujourd'hui.

Par conséquent, tout montre que notre raisonnement de base est le bon. Le désastre actuel a été créé volontairement et comme une stratégie. Monsieur Macron a trouvé l'impôt sur les sociétés à 33 % et il a amené à 25 %.

Mais tout le monde sait que ces 25 % bidons. Les grandes multinationales payent 15 %. Il n'y a que les petites entreprises en France qui payent plus de 20 %. Mais les grands groupes et les compagnies financières, non. Et d'ailleurs, le taux sur lequel on s'était entendu à un moment donné pour limiter l'ampleur du scandale de la différence d'imposition au niveau mondial avant que monsieur Trump, on

voit tout le monde balader, c'était 12 %. Voilà de quoi nous sommes partis. Voilà à quoi nous sommes arrivés et voilà pourquoi il y a le gouffre, le trou, l'impasse.

Il y a une cohérence de la politique de l'offre et dans les pires circonstances, monsieur Macron la maintient. C'est ce que fait monsieur le Cornu qui est son commis actuel.

Alors, on voudrait faire de la France une sorte de d'exception calamiteuse qui justifierait que nous ayons à être traités comme des Grecs. Les Grecs pèsent 2 % de l'économie européenne, les Français 18 %.

Frequently asked questions

Le document préparé se présente quasiment comme le profil d'une loi de finances rectificative pour répondre aux besoins dans le cadre du calendrier de l'élection présidentielle.

Le financement repose sur des recettes supplémentaires obtenues en instaurant une fiscalité sur le capital financier et en revenant sur les réformes et niches fiscales d'Emmanuel Macron.

Il est proposé d'annuler la dette détenue dans les caisses de la Banque centrale européenne afin de sortir du monopole des marchés financiers.